samedi 14 avril 2012

Sale époque pour les durs

Karl venait d'arriver en ville, par le bus de nuit. La veille, sa "pute" de mère s'était injecté de l'eau de javel dans les veines alors qu'elle était en plein trip et il s'est dit que c'était fini, terminé. Il a éteint la télé avant de quitter l'appart. Il a fait une dernière bise sur le front froid de sa maman et il a mit le cap sur la gare routière.
Douze heures de route interminables, assis à côté d'une obèse qui faisait de l'emphysème et qui se gavait de barres chocolatées et de soda. L'odeur de sa sueur de grosse était suffocante. Il aurait voulu lui en coller une, pour qu'elle se reprenne, qu'elle respecte un peu plus son corps, mais ce n'était pas ce genre de type.
En descendant du car, la première chose qui est passée par l'esprit de Karl, c'est Faut que je me trouve une nana. Ça fait une semaine que j'ai pas baisé. Alors il a commandé un frappucino et un cheese cake dans le premier Starbucks qu'il a croisé et il s'est enfermé dans les chiottes avec son iPhone 4, pour se branler en matant du porno.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire